Canal Seine-Nord Europe

Un grand projet européen

Le Canal Seine-Nord Europe a été conçu depuis le début des années 2000, pour accélérer le rééquilibrage d’une partie des échanges mondiaux à l’échelle de l’Europe tout en répondant à l’urgence climatique. Des ports normands aux régions transfrontalières, sa réalisation permet au réseau fluvial français de se connecter à l’Europe et au transport par voie d’eau d’offrir son plein potentiel.

Les Hauts-de-France pourront participer de manière directe à la relocalisation d’une partie de la production et du commerce européens. Équipementiers, constructeurs automobiles et ferroviaires, industriels de la chimie, de la métallurgie mais aussi groupes agroalimentaires, coopératives et exploitations agricoles…, la France a tous les atouts pour tirer parti du « projet du siècle ».

Avec patience et détermination, les habitants des Hauts-de-France ont su faire évoluer leur socle industriel.
Les Hauts-de-France demeurent aujourd’hui une grande région agricole et industrielle.
En outre, avec 157 000 emplois et plus de 600 000 m2 d’entrepôts de dernière génération, ils sont aussi une des premières régions françaises pour la logistique.

Proche de Paris, du Benelux, du Royaume-Uni et de l’Allemagne, la région Hauts-de-France dessert un bassin de vie de 80 millions de personnes dans un rayon de 300 kilomètres.

Plus qu’un canal, un écosystème

Long de 107 kilomètres, le Canal Seine-Nord Europe va prendre sa place au sein de la liaison Seine-Escaut, premier réseau européen à grand gabarit. C’est ainsi la moitié nord de la France qui sera intégrée à un vaste réseau de 20 000 kilomètres de voies fluviales.

  • À l’échelle nationale, le Canal Seine-Nord Europe rapprochera le tissu agricole, l’industrie et la distribution.
    La massification des chargements baissera les coûts de transport et favorisera la création d’activités nouvelles ou l’extension d’activités existantes en bord à canal.
    La nouvelle voie d’eau sera, comme une autoroute, dotée de ses propres bretelles et voies secondaires. Elle sera capable d’irriguer l’économie des territoires du Bassin parisien.
  • Les avantages logistiques apportés par le canal favoriseront les projets créateurs de valeur ajoutée en France et permettront de retrouver la maîtrise de certains acteurs stratégiques aujourd’hui très dépendants d’autres continents. Il sera également possible d’exporter des produits agricoles et industriels à partir des bassins de production, grâce au renforcement de la compétitivité de ces secteurs apporté par le nouveau système fluvial.
  • Le Canal Seine-Nord Europe est aussi l’outil indispensable d’un développement économique plus écologique.
    En 2040, il fera transiter 15 millions de tonnes de marchandises par an, avec une prévision de 70 % du trafic venant de la route.

Un projet, 5 objectifs

  • Relier le réseau fluvial français au réseau européen à grand gabarit.
  • Développer le transport fluvial, mode de transport plus écologique, pour réduire le trafic routier.
  • Renforcer la compétitivité des productions agricoles et industrielles, grâce aux coûts de transport réduits du fluvial, facteur de pérennité des entreprises et donc d’emploi.
  • Améliorer l’attractivité des régions desservies par le réseau fluvial Seine-Escaut pour de nouvelles implantations industrielles et logistiques (produire davantage en France).
  • Augmenter le potentiel des ports maritimes par de nouveaux débouchés de navigation.

C’est pour quand ?

Les bateaux à grand gabarit emprunteront la nouvelle voie d’eau 2030. Les premiers travaux ont démarré en 2021 entre Compiègne et Passel, dans le département de l’Oise, et se poursuivront à partir de 2024 entre Passel et Aubencheul-au-Bac, après plusieurs phases d’études, de concertations, d’instructions réglementaires et de travaux préparatoires.

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CSNE
Les grands aménagements du Canal Seine-Nord Europe